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Robert King à la maison du barreau le 13 mai 2014.

Angola 3 – Le Barreau de Paris reste mobilisé !

C'est avec joie et émotion que le Bâtonnier de Paris a accueilli à nouveau Robert King le mardi 12 mai à la Maison du Barreau pour la projection du documentaire de Vadim Jean 'In the Land of the free'.

Un documentaire qui raconte l'histoire absurde et injuste des trois d'Angola.

Robert King a passé 29 ans à l'isolement total dans une prison de haute sécurité en Louisiane, la prison d'Angola.

Depuis sa libération il n'a cessé de se battre pour ses compagnons d'infortune Albert Woodfox et Herman Wallace.

Herman Wallace est décédé des suites d'un cancer l'année dernière, 72 heures après sa libération !

Le Barreau de Paris s'était mobilisé à cette occasion en appelant le gouverneur de Louisiane Bobby Jindall à faire preuve d'un peu d'humanité en autorisant Herman à mourir en homme libre, entouré des siens.

Nous avions également écrit au  Procureur General de l'Etat de Louisiane, James Buddy Caldwell, afin de lui faire part de notre inquiétude et de notre totale incompréhension face au traitement injuste, absurde et inhumain qui était réservé à Herman Wallace et Albert Woofox.

Ce dernier est toujours détenu à l'isolement, depuis plus de quatre décennies, victime de l'acharnement cruel d'un procureur raciste et haineux qui se battra pour qu'il ne retrouve jamais la liberté.

Depuis 1992, la condamnation d'Albert Woodfox a été annulée à trois reprises : pour discrimination raciale, manquements dans les poursuites, défense inadéquate et disparition des preuves à décharge.

Malgré un dossier truffé d'erreurs et d'incohérences, par trois fois, l'Etat de Louisiane a choisi de faire appel.

Un acharnement judiciaire tout à fait incompréhensible et qui s'inscrit clairement dans une campagne de vengeance.

L'autorité pénitentiaire n'est pas en reste non plus puisque depuis 42 ans, elle maintient Albert Woodfox à l'isolement.

Pourtant, Albert Woodfox n'a commis aucune infraction disciplinaire grave et ne présente aucun danger pour lui-même ou pour les autres. Mais son dossier disciplinaire importe peu. Son maintien à l'isolement tout comme le meurtre qui lui a été imputé est lié à ses activités militantes en tant que membre du parti des panthères noires. Depuis 1972, la commission de révision de la prison a examiné plus de 160 fois sa décision de maintien à l'isolement. Chaque reconduction est motivée par le rappel de la raison initiale du placement à l'isolement en totale contradiction avec le changement de politique carcérale intervenue en 1966 qui impose justement de ne pas en tenir compte. Ainsi, depuis des décennies, Albert Woodfox est privé de tout examen sérieux de son placement à l'isolement. Ce qui constitue une grave violation de la Constitution des Etats-Unis ainsi que du droit international des droits de l'homme.

Le 7 octobre 2013, le rapporteur spécial des Nations unis  a considéré officiellement que « Le maintien en isolement d'Albert Woodfox depuis plus de quatre décennies équivaut de manière flagrante à un acte de torture» et a appelé les Etats Unis à y mettre fin immédiatement.

Les «trois d'Angola» ont d'ailleurs engagé des poursuites contre les autorités de Louisiane en invoquant le fait que leur isolement prolongé constituait un «châtiment cruel et exceptionnel» et était par conséquent contraire à la Constitution des Etats-Unis.

Le 12 mai dernier devant un auditoire bouleversé Robert King martèle : " Ce qui est légale n'est pas forcément moral ! Il y a pas si longtemps il était autorisé d'être propriétaire d'êtres humains."

Robert King milite depuis de nombreuses années pour dénoncer les dérives de l'isolement carcéral, une forme de torture dénoncée par Amnesty international, et qui lance une grande campagne " stop torture".

Le lendemain, Anne Souléliac, Avocate, responsable droits de l'homme et Agnès Secretan, juriste auprès du département international du Barreau de Paris ont reçu pour une réunion de travail,  Robert King, Nina Kowalska, coordinatrice de la Coalition internationale pour les 3 d'Angola et Nicolas Krameyer responsable du programme Personnes en Danger d'Amnesty, afin d'étudier toutes les stratégies de soutien à mettre en œuvre pour obtenir la libération d'Albert Woodfox.

Albert Woodfox est toujours en attente du résultat de l'appel interjeté par le procureur de l'Etat, James D. Buddy Caldwell, pour casser l'annulation de la condamnation datant de février 2013. Cet appel a été examiné en janvier 2014. Six mois plus tard la Cour Fédérale n'a toujours pas rendu sa décision.

Pour plus d'informations :

http://angola3.org/ (Coalition internationale pour les Trois d'Angola)

www.amnesty.fr/angola3 (Amnesty International)

King et POS

 

King et POS 2

Le Bâtonnier de Paris écrit au Procureur Général de Louisiane.

Letter James D Buddy 2014-1

Letter James D Buddy 2014-2

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